Conte n°2Il était une fois, une jeune fille prénommée Hévéa.
Elle avait 17 ans et vivait chez ses parents dans un HLM paumé du quartier du Pigou, pas très loin de
cette grande ville nommée Simcity.
C’était un quartier simple, ni riche, ni pauvre mais très fréquenté.

La mère d’Hévéa, Claire, avait 38 ans. Elle avait un goût excentrique pour ce qui était de la décoration
d’intérieur. Elle aimait avant tout son mari, sa fille et les repas chinois.
Elle était mère au foyer pour sa plus grande fierté.

Le père d’Hévéa, Jacques, avait 44 ans et était très bon cuisinier. Sa passion, à part sa famille, était
le sport. Il passait le plus clair de son temps devant le petit écran à regarder tous les matchs qui passaient.
Bien entendu, il ne faisait aucun sport par lui-même !
Dans sa vie professionnelle, il était policier.

Hévéa, quand à elle, était une jeune femme très charmante mais jamais satisfaite.
Elle voulait sans arrêt avoir plus et mieux que les autres.
Elle aimait sa famille bien sûr mais son plus grand rêve était d’être riche. Elle rêvait d’être avocate,
mannequin ou journaliste pour pouvoir « se barrer » de ce « trou perdu ».

Cette histoire se déroule le jour du 23 décembre, avant-veille de noël. La neige s’était bien installée…
Hévéa venait de rentrer du lycée, vendredi après-midi, début des vacances et elle boudait.
Claire : « Qu’y-a-t-il ma puce ? »
Hévéa : « J’en ai marre maman de ce hlm pourri. Bientôt 6 ans qu’on y habite, on n’en repartira jamais… »
Claire : « Mais chérie, tu sais bien que nous n’avons plus les moyens d’habiter la petite maison de ton
enfance depuis qu’ils ont viré ton père de son emploi d’assitant du procureur. »
Hévéa : « Ouais ben si papa avait un peu plus d’ambition, nous aurions une belle maison, j’aurais de
belles fringues comme cette pimbêche de Lisa qui me nargue… J’aurais aussi une chaîne HI-FI, un portable,
un ordinateur… »
Claire : « Et bien ! Rien que ça ? Tu sais bien que ton père fait du mieux qu’il peut, ce n’est pas facile
de tomber de si haut. Ce qui compte le plus c’est notre famille et d’être tous ensemble ! »
Hévéa : « C’est ça… Un jour je serais riche et je n’aurais plus besoin de l’argent de poche que papa ne
peut me donner. »

Plus tard dans la soirée, Jacques rentrait du boulot.
Jacques : « Chérie j’ai une bonne nouvelle ! Le commissaire nous a donné notre prime de noël !
Le montant n’est pas très élevé et nous sommes déjà le 23 mais il reste demain pour faire quelques courses
en plus pour le repas de noël ! »
Claire : « Mon amour, peu importe le montant pour les courses, quoique tu cuisines, tout est merveilleusement bon ! »
Hévéa : « Gnagnagna… »
Jacques : « Plaît-il ? Tu as quelque chose à dire Hévéa ? »

Hévéa : « Blablabla…J’en ai marre de vos simagrées. Vous en avez pas marre de vivre dans ce taudis ? »
Claire : « Chéri, non… »
Jacques : « Ah oui ? Et tu crois que tout est si facile dans la vie ? Tu n’a qu’a aller travailler toi qui es
si surdouée… »

Hévéa : « Ah oui, et bien c’est ce que l’on va voir… »
(Elle partit en claquant la porte de sa chambre.)
Jacques : « Ne claques pas cette porte où tu la paieras avec ton argent de poche si tu la casses ! »
Claire : « Jacques, calmes-toi. Elle t’aime tu sais mais elle ne supporte plus les sarcasmes de ces soi-disantes
« copines » du lycée. Surtout veille de noël où elles auront passé leur temps à énumérer ce qu’elles auraient
commandé pour noël. »
Jacques : « Je le sais bien chérie mais si tu savais comme ses critiques tombent mon moral… Ce n’est
pas facile pour moi non plus. Je fais de mon mieux. »
Claire : « J’irais lui parler demain, elle est en vacance maintenant. Le plus important c’est d’être
ensemble non ? »
Jacques : « Oui ma chérie, je vous aime toutes les deux très très fort! »

Le lendemain, Jacques était parti très tôt pour faire des heures supplémentaires et les fameuses
courses pour le repas. Hévéa s’était levée à 10 heures…
L’odeur alléchante des sandwichs au beurre de cacahuètes (seul plat que Claire arrivait à faire sans
le brûler) avait attiré celle-ci hors de sa « tannière ».
Elle avait quand même trouvé la douche en passant.

Hévéa : « Bonjour maman ! Hum ça sent bon les sandwichs au beurre de cacahuètes, j’adore ça ! J’ai bien
dormi en plus ! Vive les vacances ! »
Claire : « Je sais que tu aimes ça, pourquoi crois-tu que je soit déjà levée ? »
Hévéa : « Faut pas exagérer m’man, il ne faut pas trois heures pour faire des sandwichs ! »
Claire : « D’accord ! La prochaine fois c’est toi qui les fait pour ton père et moi !
Plus sérieusement, il faut que l’on parle. »
Hévéa : « Oh non, pas maintenant, je doît aller faire les boutiques avec mes copines c’est samedi
aujourd’hui… »

Ses copines lui avaient promis une surprise et donné rendez-vous au grand centre commercial.
Le Centrotech, le dernier cri en termes de cosmétologie et lingerie.
Claire : « Hévéa, ton père t’aime énormément et il apprécierait assez que tu cesses tes reproches envers
lui et son travail. Il fait ce qu’il peut pour remonter la pente et ce n’est pas facile tous les jours. »
Hévéa : « Je sais m’man, ce n’est pas parce que je critique ses choix que je ne l’aime pas. Il pourrait
mieux s’en sortir c’est tout. En tout cas, moi, j’aurais un métier qui rapporte et je vous offrirais
une maison digne de ce nom que tu pourrais décorer à ta convenance.
En attendant, je déteste ce bled et ce quartier pourri. Je vais me préparer et aller faire les boutiques.
Merci pour le petit dèj’ m’man. »

Hévéa : « Je me demande bien ce que mes copines ont prévu comme surprise pour moi aujourd’hui… !
Peut-être un cadeau de noël ? Ou un ciné avec un super film d’amour ? Ou encore d’aller faire du roller
sur le parking… Ah non, sinon elles m’auraient dit de prendre mes patins. Je me demande bien ce que c’est…
Bah, je verrais bien ! Je n’ai plus qu’à y aller !

Hévéa : « M’man, j’y vais, ne m’attend pas pour manger à midi ! »
Claire : « D’accord chérie mais soit-là pour le retour de ton père ! (Moi je vais en profiter pour faire
un bonhomme de neige !) »

Jacques rentra vers 18 heures les bras chargés de paquets. Il trouva Claire sur le canapé très inquiète.
Hévéa n’était toujours pas rentrée alors qu’elle lui avait bien dit de rentrer pas trop tard.
Jacques : « Ne t’inquiètes pas ma chérie, elle n’aura pas vue l’heure mais elle sera là pour manger
la dinde de noël. Nous sommes le 24, elle ne raterait ça pour rien au monde ! »
Claire : « Si tu le dit… Veux-tu un coup de main pour préparer le repas ? »
Jacques : « Je veux bien ! »

Mais Hévéa ne rentra que tard ce soir-là…
Il était 21 heures quand elle claqua la porte et s’enferma dans sa chambre.
Elle semblait pleurer beaucoup.
Son père et sa mère ne voulant pas la bousculer, laissèrent un plateau de noël devant sa porte.
Ils allèrent se coucher en pensant au lendemain.
Claire : « Tu crois qu’elle nous dira ce qui ne va pas ? Je m’inquiète pour elle. Et si elle faisait une
bêtise ? »
Jacques : « A quoi tu penses ?… Mais non chérie, ce doît être son petit copain qui fait des siennes comme
la dernière fois… Endors-toi, nous saurons demain. »

A quelques mètres à peine, Hévéa pestait de rage contre ses soi-disantes « copines ». Elles n’avaient rien
trouvé de mieux à faire que l’humilier en public devant Jeff son petit copain (qui s’était bien moqué
d’ailleurs) en lui enfilant de force un t-shirt où il était inscrit : « Je suis pauvre, j’habite en hlm et
j’aimerais bien une petite pièce pour noël… »
Elle avait déchiré le t-shirt et l’avait jeté à la figure des filles hilares. En voyant que Jeffe était lui
aussi écroulé de rire, elle partit en courant sans se retourner.
Elle était resté des heures à tourner en rond dans le parc de la ville. Jusqu’au moment où des passants
louches lui ont demandé son âge. Elle avait couru jusqu’à la maison mais n’avait pas eu le courage de
parler à ses parents.
Elle avait entendu sa mère poser un plateau mais elle n’avait pas faim.
Elle voulait une vengeance.Elle donnerait n’importe quoi pour être riche et prouver à ces pimbêches qu’elle
aussi était quelqu’un de bien.
Elle s’endormit sur ces sombres pensées.

Le lendemain fût une drôle de surprise. Hévéa n’était plus dans sa chambre mais celle-ci ne lui était
pas inconnue.
Hévéa : « Ah oui, je suis chez ma tante Marjorie et mon oncle Peter. Mais pourquoi ? Je n’ai pas
bu hier… Ou alors mes parents m’ont transporté endormie ? Non c’est pas possible, j’ai le sommeil trop
léger. Alors quoi ? Bon je vais descendre, je verrais bien. »

Pleine de questions et après une bonne douche, Hévéa descendit dans la salle à manger.
Hévéa : « Bonjour tata ! Bonjour tonton ! »
Marjorie : « Et voilà ! Je te l’avait dit Peter, en période de Noël, elle débloque complètement.
Hévéa, je t’ai déjà dit mille fois de ne pas nous appeler aussi familièrement. »
Hévéa : « Attendez, je viens d’arriver, vous allez pas commencer… »

Peter : « Je te prie de parler sur un autre ton à ma femme jeune éffrontée !
Et chérie, tu as raison, elle débloque encore !»
Hévéa : « Mais de quoi vous parlez à la fin ? Où sont papa et maman d’abord ?
Et comment je suis arrivée ici ?»
Son oncle et sa tante avaient l’air d’en savoir plus qu’elle et cela la rendait colérique.

Peter : « Ton père et ta mère sont morts il y a 3 ans déjà jour pour jour la veille de noël…
Quand arrêteras-tu d’oublier ce passage tous les ans ? »
Hévéa : « De…de quoi ? Mes parents morts ? Ce n’est pas possible… Mais quand et comment ?
Je les ai vus hier avant d’aller faire du shopping avec mes cop…des filles. »
Marjorie : «Cesses de faire l’idiote. Tu sais très bien qu’ils sont morts dans un accident de la route en allant
te chercher on ne sait où… Tu étais partie dans la nuit on ne sait pourquoi…
Maintenant cesses cela et aide-moi à préparer le repas de ce soir, les Delatour viennent diner pour le
réveillon de noël. »

(Hévéa : « Mes parents morts ? En allant me chercher ? Mais où ? Je ne suis pas sortie pourtant…
Je sais que j’ai raté le repas de noël à cause de ces pestes mais je suis allée directement me coucher
et maman à posé un plateau devant ma porte. Serais-je ressortie pour me venger des filles ? Pourquoi je
n’ai plus de souvenirs de ces trois dernières années ? »)
Des larmes coulèrent sur les joues de la jeune fille.
Marjorie : « Hévéa ? Depêches-toi, nous n’avons pas tout l’après-midi. Nous devons aller chez le
notaire après. »
(Hévéa : « Ah oui c’est vrai que oncle Peter est très riche. C’est à en devenir malade quand on sait qu’il
ne partage qu’avec sa femme. Ils ont souvent rendez-vous chez un notaire et jamais le même en plus, ils
n’ont pas confiance. Tante marjorie ou tante Marjo comme je l’appelais étant petite, était très gentille
avant. Maintenant elle est aussi teigneuse que son mari depuis leur mariage. Teigneuse et radine en plus,
comme lui. »)

Marjorie est la sœur ainée de Claire. Elle n’a jamais voulu d’enfants, son mari n’en voulait pas, il trouve
que cela revient trop cher d’éléver des enfants et que c’est salissant.
Hévéa : « Pourquoi devons-nous aller chez le notaire ? »
Peter : « Ne fait pas ta maligne, tu le sais très bien. Manges au lieu de poser des questions stupides. »
(Hévéa : « En tout cas, ce qui est sûr c’est que ce n’est pas la gentillesse qui les étouffe. »)

A la fin du repas, Hévéa fit la vaisselle pendant que son oncle et sa tante préparaient les documents
nécéssaires pour le notaire.
(Hévéa : « Mais que font-ils ? Ils ont l’air inquiets… »)
Pendant toute la durée du trajet, Hévéa se demandait bien ce qu’avait voulu dire son oncle par : « Tu
le sais très bien… » De quoi parlait-il ? et pourquoi l’emmenait-ils avec eux ? Ils avaient peur qu’elle
ne fiche le feu à la maison ? Ridicule !

Ils arrivèrent en vue d’un bâtiment qui abritait deux cabinets de notaire. Si ce n’était le panneau
indicateur, Hévéa n’aurait jamais crue que deux notaires officiaient ici.
Le bâtiment ressemblait beaucoup à une maison. Peut-être y habitaient_ils ? Cela fit une impression
étrange de déjà vu à Hévéa.

Le notaire avec qui sa parenté avait pris rendez-vous se nommait Maître Bergens. Il avait l’air d’être
quelqu’un de très compétent et d’aimer la bonne cuisine.
Hévéa remarqua aussi que son bureau était meublé avec goût. Il les fît asseoir en face de lui à
son propre bureau.
Me Bergens : « Que puis-je faire pour vous ? »
Peter : « Maître Bergens, nous vous avions contacté il y a une semaine pour… heu… vous savez… nous sommes les Larossa. »

Me Bergens : « Ah oui. Une histoire de modification de testament si je ne me trompe… Avez- vous tous les
papiers que je vous avait demandé ? »
Peter : « C’est cela Maître. Oui. Nous sou…hai…tions (il s’était égosillé pour prononcer ce mot) tout léguer
à notre chère nièce ici présente, Hévéa Henning… »

Hévéa : « Quoi ? »
Marjorie : « Voyons Hévéa, un peu de tenue tout de même, nous ne sommes pas à la maison… »
Hévéa : « Mais… »
Peter : « Cela suffit. Tu es une jeune fille mal élévé. Comment tes parents se sont débrouillés avec toi,
hmm ? »
Hévéa : « Je t’interdit de parler de mes parents comme tu viens de le faire ! »

Peter : « Tu ne m’interdiras rien du tout ou je te deshérite… Après tout, il y a des tas de bonnes œuvres
qui n’attendent que ça… »
Me Bergens : « Pardonnez-moi monsieur Larossa. Il est inutile de se mettre en colère, nous pouvons
régler cela dans la bonne humeur !
(Se tournant vers Hévéa) Quel est votre lien de parenté avec les Larossa mademoiselle ? »
Hévéa se demandant si il ne voulait pas faire comprendre à Peter que le sang est plus fort qu’un bout
de papier : « Je suis la fille de la sœur cadette de Tante Mar… de madame Larossa. »
Me Bergens : « Donc un lien direct (c’était donc ça !). Très bien, je prépare les documents et les
tampons, veuillez patienter quelques minutes, je reviens pour vous les faire signer. »

Il revint rapidement (il devait redouter encore une dispute) et leur fit signer tous les papiers.
Hévéa n’en croyait pas ses yeux, une telle somme rien que pour elle…
Revenus à la maison, Peter se déchaina sur Hévéa.
Peter : « Tu étais obliger de me rabrouer devant Maître Bergens ? Heureusement que je suis gentil et
que j’aime énormément ma femme sinon tu n’aurais rien ! »

Hévéa courut jusqu’à « sa chambre » et pleura toutes les larmes de son corps.
(Hévéa : « il se trouve gentil lui ? Mon rêve d’être riche vient de se réaliser mais à quel prix ? Où sont
entérrés mes parents ? Je ne le sais même pas, tante Marjorie ne veut rien me dire, on dirait qu’elle
n’entend pas ma question…Je suis riche mais je suis malheureuse… Pourquoi m’ont-ils légué toute cette
fortune ? N’ont-ils pas d’autres parents du coté de Peter ? Attend un peu…Peter a dit : « Et que j’aime
ma femme énormément… »
Serait-ce à cause de Marjorie que je suis chez eux ? Serait-ce elle qui l’aurait « obligé » à me léguer cette
fortune ? Pour se faire pardonner sa mauvaise conduite envers ma mère ?)
(Hévéa en pleurs) C’est bien ma veine, me voilà riche et personne pour partager… Je regrette tellement mes
parents… Si je pouvais me rappeler au moins quelque chose de ces trois ans… »
Hévéa s’endormit sans même entendre l’appel de sa tante pour le repas de noël. Elle n’avait pas non plus
entendu la sonnette d’entrée à l’arrivée des Delatour. Elle dormait déjà très profondément, des marques de
tristesse sur son visage.

Le lendemain elle se réveilla un peu dans le brouillard et avec la crainte de se faire enguirlander
sérieusement pour avoir raté le dîner avec les Delatour. Après tout, si ils avaient voulu qu’elle vienne,
ils seraient venus la chercher.
Cependant, un détail la chagrinait mais elle ne savait pas quoi… Jusqu’au moment où sa mère cria :
Claire : « Hévéa ? Hévéa vient vite, le père noêl est passé ! Le sapin trône sur une montagne de cadeaux
pour toi ! »

CHEZ ELLE ! Elle était chez elle, avec ses parents ! Quelle joie !
Elle courut jusqu’au salon, en pyjama, pour embrasser son père et sa mère.
Hévéa : « Maman, Papa ! comme je suis si contente de vous voir ! Vous m’avez beaucoup manqué ! »
Claire : « Moi aussi ma chérie mais nous nous sommes vues hier au petit déjeuné avant que tu partes
avec tes…heu…ça va ? Tu veux qu’on en parle ? »
Hévéa (embrassant son père) : « Non merci m’man, ça va ! Ce n’est pas grave ! Je trouverais d’autres
copines ! Joyeux noël à tous les deux, je vous aime tellement ! Je vous demande pardon pour tout ce que
je vous ai fait subir… »
Jacques : « Ce n’est rien ma chérie, tu es pardonnée, c’est jour de fête ! Joyeux noël à toi aussi ! »

Hévéa se souviendra longtemps que la richesse ne remplace pas une famille aimante, surtout quand celle-ci
n’est plus là pour partager avec soi…
Quand aux « copines » qui l’avaient piégée, elle leur réservera une surprise tout aussi sympa mais vous
le saurez dans une autre vie ! Joyeuses fêtes de fin d’année à tous !

